Carlos Gamerro – Le rêve de monsieur le juge

Grande mascarade

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Carlos Gamerro – Le rêve de monsieur le juge [Édition bilingue - Traduit de l’espagnol (Argentine) par Aurélie Bartolo – Presses Universitaires de Lyon, 2017]

Article écrit pour Le Matricule des anges

La Pampa est une étendue infinie dont la platitude donne le tournis. Une telle uniformité ne l’empêche pas d’avoir une histoire et, partant, une mythologie. Au XIXème siècle en Argentine, cette histoire c’est celle de la « conquête du désert », direction Patagonie. Celle-ci a principalement consisté à massacrer les Indiens pour s’approprier leurs terres, les rendre productives et permettre à une élite de s’enrichir rapidement, tandis que le gros des troupes continuait de patauger dans la misère. Un « gros » de la population d’ailleurs relatif, la grande vague d’immigration européenne n’étant qu’à peine entamée.

Il n’empêche, le pays a beau être à moitié vide, les Indiens gênent. Il faut dire que leurs coutumes, particulièrement celle du malón, ces attaques surprises de villages, fortins et autres fermes isolées, ont de quoi agacer les partisans de la rationalité économique. D’autant que ceux-ci ne détestent pas emmener une captive blanche, tel l’un de personnages du roman, une actrice en pleine tournée latino-américaine qui se retrouve bientôt à vivre dans leurs tentes crasseuses, au point d’ailleurs de ne plus désirer retourner à la « civilisation ». Cette conquête du sud aura aussi, paradoxalement, sonné le glas du gaucho, sorte de mythe au carré. Un être sans foi ni loi, ombrageux, au gin mauvais et aux manières pires encore, prompt à sortir le couteau. La littérature locale en a fait une de ses figures centrales, que ce soit dans les vers du poème national, le Martín Fierro, que dans quelques trop fameuses nouvelles de Borges.

Voilà qui sert de cadre historique, spatial et symbolique au roman de Gamerro, Le rêve de monsieur le juge, son deuxième traduit en français. Malihuel est l’un de ces typiques petits villages perdus dans l’immense plaine, à proximité de ce qui est encore la frontière avec la partie sauvage (en plein déclin) du pays. Le juge de paix y est un tyran mégalomane qui rêve de faire de cet amas de cahuttes une vraie localité. Elle porterait son nom et se trouverait dotée d’une grande place au centre de laquelle trônerait une statue équestre à son effigie. En attendant, il espère la venue d’un arpenteur qui, comme chez Kafka, n’arrive jamais. Ce juge a pour ainsi dire tendance à confondre ses rêves avec la réalité. Pour preuve : il se met à faire comparaître ses administrés pour des crimes que ceux-ci auraient commis dans ses rêves. L’affaire devient vite sérieuse et les habitants ne tardent pas à se lasser de la question. De fil en aiguille, suite à un détour de l’autre côté de la frontière, chez des indiens qui ressemblent plus à des fantômes qu’à une menace (le grand malón annoncé n’aura certainement pas lieu), le récit devient celui d’un interminable cauchemar ou le pauvre juge en prend à son tour pour son grade. Un cauchemar qui pourrait bien être réel. Grand connaisseur de la tradition baroque du siècle d’or, Gamerro n’oublie pas que la vie est d’abord un songe.

Cette base narrative aussi simple que délirante permet à l’auteur d’offrir un roman subtil où la langue, sa verve bien pendue, n’est pas le moindre des personnages (on saluera le travail ambitieux de la traductrice Aurélie Bartolo). L’humour omniprésent y est une arme à double tranchant, oscillant entre la satire des mythes nationaux et l’hommage passionné à la tradition littéraire qui en découle, la gauchesca. Tour à tour métaphysique et scabreux, jamais vulgaire même dans ses pires grands-écarts scatologiques, le roman est d’abord un récit picaresque. Comme dans les caricatures, les personnages sont définis à gros traits, sortes de gauchos rabelaisiens, ce qui ne fait que renforcer la puissance du récit. Ces demi-brutes roublardes et tire-au-flanc, qui se demandent un peu ce qu’il font dans ce bled paumé (ont les y a souvent amené de force), pourraient bien, malgré leurs airs mal dégrossis, ne pas être les simples dindons de la farce du juge. Dans une société encore en construction, les limites entre civilisation et barbarie sont mouvantes et les étiquettes changeante. Comme au carnaval, les masques virevoltent et parfois tombent.

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A.L. Snijders – N’écrire pour personne

Peaux de bananes métaphysiques

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A.L. Snijders – N’écrire pour personne [Traduit du néerlandais par Guillaume Deneufbourg – Editions de L’observatoire 2017]

Article écrit pour Le Matricule des anges

N’écrire pour personne, c’est un peu écrire pour tout le monde. C’est fuir la posture de l’homme de lettre et s’offrir une rare liberté, comme s’il était possible d’écrire avec désintéressement. C’est en tout cas suivre son bon vouloir, sa fantaisie et n’avoir pas peur de mettre un doigt ironique sur les apories qui nous soutiennent. Se pencher avec un regard amusé sur tout ce dont nous nous servons trop souvent comme d’un bien pratique bâton où prendre appuis. C’est aller à rebours des évidences trop facilement acquises et de faire ainsi, l’air de rien, feu de tout bois.

A.L. Snijders, la soixantaine venue, après une carrière d’enseignant et de journaliste, s’est mis à écrire quotidiennement ce qu’il nomme des « toutes petites histoires » et à les envoyer par mail a ses amis. De là est né le fascinant projet de ce livre. Snijders s’y montre joueur et comme tout bon joueur, il joue sur tous les plans, d’une miniature à l’autre qui sont autant de bananes sous nos pieds conformistes. Ses textes tiennent de l’exercice autobiographique et de la réflexion métaphysique, de la farce et du koan zen, de l’exercice délibérément contradictoire et de l’anecdote faussement cryptique. Tel un philosophe modeste à la justesse implacable, qui depuis son quartier paisible observe le réel avec l’exactitude que lui donne sa position marginale, il prend les objets du monde – des objets qu’il tire de son passé, de son présent, de ses lectures, de ses observations – et les pétrit, les tord, les fait rentrer dans des cases qui n’étaient certainement pas celles prévues à l’origine. Qu’il parle d’un épisode de son enfance, de membres de sa famille ou de lieux anonymes, il garde toujours un grand sens de l’économie narrative, ce qui ne l’empêche de se permettre les plus surprenants virages, faisant de l’association d’idées (faussement arbitraire) une de ses technique fétiche. Entourloupe plus que technique, d’ailleurs, chez quelqu’un qui semble chercher à nous mener en bateau pour mieux nous aider à penser, mais sans jamais donner de solutions trop évidentes. Snijders n’est pas là pour résoudre les paradoxes qui s’offrent à nous, mais pour nous faire apprécier au contraire la richesse de leurs frottements. Il se fait ainsi maître de l’aphorisme déstabilisateur : « un souvenir n’est que l’enfant de putain du tripot qu’est notre cerveau » ; « je vois avant tout la mort comme une bête tranquille qui attend son heure, sans s’intéresser aux variations de nos pas de danses ». Ailleurs, il tire de la vision d’une performance artistique une morale inattendue, relit Pouchkine dans le sens contraire du poil, raconte une anecdote où « un professeur de tennis révolutionne la psychiatrie », cite le haïku d’un Kawabata dubitatif au lendemain du Nobel, fait de l’échec d’un rapport avec une prostitué une réflexion sur le sens du mot « délicatesse », s’interroge sur l’attribution peut-être erronée du génie en se moquant gentiment de « l’homme de culture », se fait parfois conciliant pour mieux asséner les coups ensuite. « Même si je ne crois que ce je vois, je tiens compte des autres points de vue », dit-il ainsi dans une de ces phrases à double-tranchant qu’il affectionne particulièrement. Son aisance dans l’écriture, qui l’amène à mélanger avec une facilité déconcertante les concepts philosophiques, les anecdotes quotidiennes et les grands évènements historiques sur un ton badin ne se fait pas sans une certaine méfiance face à ses propres dons. La rigueur de son regard ironique est une sorte de constante chez lui, une éthique peut-être. Ainsi finit-il par dire, tandis qu’il évoque une relation amoureuse : « l’amour est une femme excessivement distinguée et, à côté d’elle, les mots ne sont qu’une serveuse toute en vulgarité. »

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Preorder Sideshow Collectibles 1/6th scale Star Wars Luke Skywalker 12" figure (Deluxe version)

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“I’ll never turn to the Dark Side. You’ve failed, your highness. I am a Jedi, like my father before me.”

The Force is strong with this one. Sideshow is proud to present the Luke Skywalker Deluxe Sixth Scale Figure from Star Wars Episode VI: Return of the Jedi.

The Luke Skywalker Deluxe Sixth Scale Figure captures Luke’s journey through Return of the Jedi with an incredible variety of customizable display options. Recreate key scenes from the Star Wars saga with the three distinct looks included with the Luke Skywalker Deluxe figure- Jabba’s Palace Luke, Endor Luke, and Jedi Knight Luke.

Travel to Jabba’s Palace with the Jedi Knight Luke Skywalker in disguise. Featuring a detailed portrait of the character’s appearance in Star Wars Episode VI, Luke Skywalker wears a hooded brown cloak over his iconic black Jedi outfit, including a long sleeve shirt and pants. The figure also includes the gray tunic and sash as worn while infiltrating the thuggish gangster’s stronghold. Remove the gray tunic and attach Luke’s black leather-like belt with a pouch and saber hook to recreate his Jedi look from his final showdown with Darth Vader.

Then, hop on a speeder and travel to the forest moon of Endor with Luke Skywalker dressed in his belt and camouflage poncho, along with articulated black boots. The figure includes a portrait with the detailed likeness of Luke Skywalker wearing a non-removable Commando Helmet. Evade Scout Troopers and save the Rebellion with the Endor Luke look.

The Luke Skywalker Deluxe Sixth Scale Figure also includes eleven different swap-out hands in a variety of poses including Force Gesture hands, bare and gloved fists, and assorted grip hands for holding his DL-18 Blaster Pistol or lightsaber with removable blade.

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Sideshow Collectibles Star Wars Episode VI 1/6th scale Luke Skywalker Deluxe 12-inch Collectible Figure specially features: Detailed likeness of Mark Hamill as Luke Skywalker, as seen in Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi | Detailed likeness of Mark Hamill as Luke Skywalker wearing Endor Commando Helmet (non-removable)| Approximately 12 inches tall body with Eleven (11) interchangeable hands including: Pair of Bare Fists, Pair of Bare Force Gesture Hands, Pair of Bare, Grip Hands, Bare Right Pistol Grip Hand, Battle Damaged Right Grip Hand, Gloved Right Fist, Gloved Force Gesture Hand,Gloved Grip Hand

Costumes: Black Jedi Outfit, including long sleeve shirt and pants | Black “Leather-like” Belt with pouch and light saber hook | Gray Tunic and Sash as worn in Jabba the Hutt’s Palace | Brown Jedi Cloak | Camouflage Poncho and Belt as worn on the forest moon of Endor | Pair of Articulated Black Boots

Weapons: Lightsaber with removable blade, DL-18 Blaster Pistol

Expected to Ship: Dec 2018 – Jan 2019

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Soth Polin – Génial et génital

Dans l’antichambre de l’idéal

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Soth Polin – Génial et génital [Traduit du khmer et présenté par Christophe Macquet – Le Grand Os, 2017]

Article écrit pour Le Matricule des anges

Communiquer ! Communiquer à tout prix ! Même si communiquer, c’est ça : « Ce rien ! Ce vide ! » Qu’importe, communiquer bien, communiquer mieux ! Épuiser comme il faut les sujets les plus ineptes, les épuiser à fond et ne surtout rien dire d’important. Rien qui fâche, rien qui, justement, dise quelque chose. Que la communication ne rompe surtout pas la solitude et l’insatisfaction. Ou alors recevoir des ordres, n’importe lesquels ! Des ordres plutôt que rien ! Aller vider le pot de chambre de madame, faire de cette opération un délice pervers, s’y vautrer ! Ruminer de sombres pensées dans une chambre d’hôtel, tandis que dans le lit juste à côté la femme qui ne nous aime plus attend son amant. Une femme dont le nom, ce n’est pas un hasard, signifie destin. Son visage « rayonnait de beauté et irradiait ma cervelle plus crûment qu’une divinité », confesse le narrateur. Frémir d’avance de l’humiliation annoncée, l’humiliation quasi divine. S’élever dans l’humiliation tout en restant si possible au plus près du sol, bien écrasé. Et content, surtout, très content ! Réjouis !

Les personnages des quatre nouvelles du Cambodgien Soth Polin (1943), réunies dans ce recueil aussi bref que puissant, n’en mènent pas large. Mais du fond de leur misère (sociale et affective, mais certainement pas intellectuelle, car la misère intellectuelle ici, c’est plutôt celle des autres) ils trouvent une forme de grandeur. Il n’y a pas de liberté, c’est entendu, mais il y a peut-être quelque chose de soi à sauver dans la bassesse, à condition d’accueillir celle-ci à bras ouverts. Ces personnages ne sont pas tant des cyniques que des idéalistes, même si les deux choses semblent se confondre parfois, comme si l’idéalisme, toujours trahi par la réalité impie était la voie la plus courte vers le cynisme. Mais le cynisme peut fort heureusement se résoudre dans le rire, par le rire, et l’on rit beaucoup en lisant Soth Polin. Les circonstances sont toujours adverses, les relations sociales pleines de conventions risibles, mais elles sont aussi banales et c’est dans cette adversité banale – cette médiocrité – que cet humour (noir, acerbe, décidément grinçant) trouve à s’exprimer. « Et moi, tenez, moi qui vous parle. Regardez le tableau. Fringant jeune homme, hier. Aujourd’hui, six gosses sur les bras, deux filles et quatre garçons. C’est effroyable. En un clin d’œil, je me suis retrouvé avec une ribambelle de gamins. Tout ça parce que ma femme est une pondeuse de concours. GÉNIAL ! Vous ne trouvez pas ? GÉNIAL et GÉNITAL ! »

Ailleurs, le narrateur est condamné à camper dans « l’antichambre de [s]on idéal », un idéal fait de vision colorées, très colorées, trop colorées, excessives, délirantes, de la grandeur passé du peuple Khmer. Grandeur quelque part invérifiable et d’autant plus sublime, d’autant plus frustrante face au présent morne. Soth Polin est, c’est entendu, « un bel ‘anar de droite’, bien cabossé, bien crucifié (…) plongé dans les affres de la décadence », comme le précise avec justesse son traducteur, le poète Christophe Macquet, dans une préface généreuse. Traducteur dont le rôle ici n’est certainement pas mineur, face aux « fascinants labyrinthes » de la « très physique » langue khmère, qui « hache menu la colonne d’air » ; traduction qu’il définit sans faux-semblants comme un « pis-aller ». Sans faux-semblants, mais avec beaucoup de trouvailles certainement, tant il sait reconstruire la langue libre, orale, provocante, sexuée et pleine de finesses de Polin. Une traduction qui serait aussi un juste retour des choses, puisque l’exil du Cambodgien – qui vit aujourd’hui de peu quelque part en Californie – a commencé par la France, où il a publié en 1979 un roman culte écrit directement en français, L’anarchiste. Il était donc temps que nous parviennent ces nouvelles écrites à la fin des années soixante ; nouvelles qui ne seraient que la pointe d’un fascinant iceberg. Mais Soth Polin, dans la nature même de son œuvre, semble de ces auteurs forcément en marge de l’idée même de carrière littéraire, de ceux dont les brillants manuscrits ont trop tendance à s’égarer. Quoi qu’il en soit, cette petite centaine de pages est plus que bonne à prendre.

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Star Ace Toys Limited 1/8th scale Stephen Amell as The Green Arrow 22.5 cm tall collectible figure

“After five years in hell, I returned home with only one goal: to save my city.” – Oliver Queen

Now in its sixth season, the popular CW TV show, “Arrow” follows billionaire playboy Oliver Queen who returns to his home in Star City after being missing for five years. He takes on the mantle of Green Arrow to take back his city from the villains that control it.

Star Ace’s 1/8th scale Real Master Series Green Arrow collectible figure features two head sculpts featuring both Oliver Queen and the masked Green Arrow. Also included is a full quiver of arrows (non-removable) and an authentically styled battle suit. The deluxe version includes three extra specialty arrows.

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Star Ace Toys Limited 1/8th scale The Green Arrow collectible figure features: 1/8th scale body, approximately 22.5 cm tall with articulation | Fully realized authentic likeness of Stephen Amell as Green Arrow / Oliver Queen in the TV program “Arrow” (Season 5) with accurate facial expression and detailed skin texture, each head sculpt is specially hand-painted. Comes with Masked head, unmasked Oliver Queen’s head, Six (6) interchangeable hands: pair of open hands, pair of fists, pair of hands for holding the bow and arrow

COSTUME: Green Arrow hooded battle suit, Green shoulder pads, Harness, Thigh quiver, Boots

ACCESSORIES: Bow, Quiver with six (6) arrows (attached), Standard Arrow, Flaming Arrow, Arrow with timer (SA8004A Deluxe version Only), Trident Arrow (SA8004A Deluxe version Only), Boxing Glove Arrow (SA8004A Deluxe version Only), FIGURE STAND WITH WAIST CLIP

RELEASE DATE: EARLY Q3, 2018

Star Ace Toys also previewed their 1/8th scale Grant Gustin as Barry Allen / The Flash 22.5cm Tall Action Figure earlier (see the post in my toy blog HERE). Does that mean they will release The Legends of Tomorrow figures too? Only time will tell…

Related posts:
Action Figure Review of THREEQ 1/6th scale CITIES RANGER 12-inch figure aka Stephen Amell as Green Arrow posted on my toy blog HERE and HERE
Mattel Retro-Action Green Arrow 8-inch Action Figure REVIEW posted HERE
O is for Oliver Queen aka Green Arrow posted HERE
Hot Toys MMS289 “Avengers: Age of Ultron” 1/6th scale Hawkeye Collectible Figure Review posted HERE and HERE

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Beating Up On Glass Again

Well here we go again… every few years a big media outlet writes a story hammering the use of glass in buildings.  Now we have latest one via CNN.  The headline was “Are architects turning their backs on glass skyscrapers?” but the interesting thing for me was the URL used to locate the page had the title of “Why glass architecture is bad for our cities.”  Hmmm.  Its one thing to lead with architects choosing different styles or approaches, its totally another to flat out make the argument a negative one.   In any case… to me no new ground was broken, the same tired and unproven arguments were made, and we are once again in the cross hairs of people who do not care for the product we all make our livelihood on.  The “thermal performance” card was played and while we all know there are quite a few products and systems that exceed any model, obviously the people quoted in this article aren’t seeing them.    It was nice that those noted in the article said glass wasn’t going away anytime soon, but the fact we still see these pieces should be of concern.  Our product is awesome and there are so many great options for it.   We need to get our message out.  This is YET ANOTHER REASON why the combined NGA-GANA group is so crucial… that unified voice to promote where needed and push back where necessary.  In the end, we all know we have great products, and we need to do our part to let the world know that as well.
Elsewhere…

–  Another big industry deal went down this past week with Morse Industries being sold to MD Building Products.  Morse is a classic family business that has done very well over the years and it looks like it reached that time to sell to a bigger player to move it to the next level.  Congrats to the Morse family on what looks like a great deal!

–  Modular Building is growing.  I spoke about this at a meeting last year and I think the audience thought I was nuts.  Those of you who know me, know I am nuts, but in this case I am on top of it.  An article this week came out trumpeting the growth of this segment and it makes sense.  Labor is a challenge, jobsites can be tricky.  This helps both.  Its similar to why unitized is growing like crazy on the glazier side- efficiency is king. 
–  So the Amazon Top 20 locations have been announced and while I was bummed Detroit did not make the cut, I was not surprised.  And the betting odds of who will end up the new Amazon HQ2 are not surprising either.  Atlanta is the betting favorite followed by Washington DC, Nashville, Boston and Austin, Texas.  Philadelphia, Chicago, and Pittsburgh follow close after that.   When I wrote about this last October I said Atlanta and Dallas would be the favorites, so Atlanta in the lead obviously does not surprise me while Dallas not being in the top 10 is stunning.  This will be fun to keep watching- it will be interesting to see what the overall affects on the winning city will be as the plus of adding new jobs and infrastructure will also come with some unintended negatives as well.

–  Good news from the Architectural Billings Index in December… it was in the positive range yet again at 52.9- which while very good was a bit of a drop from the amazing 55 the month previous.  So the work is still coming, which is good to hear as January for many has been a bit soft, whether it’s the weather or just lulls in the backlog process, I did sense some worry creeping in.

–  Last this week- my heart goes out to all my pals in Minnesota.  It sure would’ve been nice for you to not only have your team in the Super Bowl but at home no less.  That’s a tough one.  Now its down to New England and Philly.  I am good with whomever wins as long as the crowd boos Roger Goodell with a white hot passion when he comes to present the trophy….  I know the New England fan base will do that; hopefully the Eagle fans will do as well!

LINKS of the WEEK

–  Self Driving cars or cars with auto pilot?  Count me as someone who doesn’t like either.  Though this guy using it as an excuse isinteresting.
–  This is good- and gives me hope that we have some youngsters who think and respond on situations in the right way.
–  Great headline but the opposite of the story above… not a great sign for our future…
VIDEO of the WEEK

This is interesting- guy sets up trap to catch people from stealing from his porch.  Is this real though?  Do we really live in such a crappy world where so many random people come to your porch to steal???

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Michel Jullien – Les Combarelles


Balade dans les creux de la paroi

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Michel Jullien – Les Combarelles [L’écarquillé – 2017]

Article écrit pour Le Matricule des anges

Le mystère de l’art pariétal est inépuisable, certainement. Voilà qui semble une lapalissade, et pourtant : comment s’imaginer la surprise de ceux qui les premiers mirent les pieds dans ces grottes fermées (la grotte, un endroit de lui-même mystérieux, inépuisable) et découvrirent sur leurs parois des dessins aussi frustres que sophistiqués ? Leur découverte fut tardive (Altamira, fin XIXème, puis très vite d’autres), comme ne manque pas de le rappeler Michel Jullien dans cet essai rêveur. Plus qu’un essai, une dérive, le goût de se laisser porter par l’enchantement, la fascination ; se laisser porter, pour tout dire, par le désir. Un désir qui associe, qui digresse, qui tourne autour du pot, qui n’en fait qu’à sa tête, qui moque un peu parfois (Sarkozy à Lascaux, ce n’est pas exactement Malraux, et ses propos eurent le mérite de la confusion). Les Combarelles n’est pas une tentative d’épuiser la grotte du même nom ; c’est plutôt une tentative d’épuiser un imaginaire fuyant (que sait-on de source sûre à propos de l’art pariétal ? à peu près rien) sans s’épuiser dans l’imaginaire. De tourner autour de la question sans en faire le tour. De jouer de la surimpression, comme le faisaient dans leur art ces hommes qu’on dit « des cavernes » alors même que ces cavernes n’étaient certainement pas leurs lieux de vie. Des lieux où ils firent œuvre, des lieux « façonnés de longtemps » qui restèrent scellés à l’abri pendant des millénaires, qu’on rouvrit soudain avant de les refermer presque aussitôt. « Le temps des Combarelles coiffe de beaucoup nos origines », dit encore l’auteur, manière de ne pas se laisser impressionner par l’étrange impression de continuité discontinue que provoque en nous la contemplation des ces peintures. Celles d’une époque si lointaine, faites par des hommes qui ne sont pas nous, mais sont aussi des hommes.

Jullien parle en amateur, s’éclairant parmi les boyaux à la lanterne de son bon vouloir et de ses connaissances, glanées le long du chemin, mais certainement pas pauvres. La lumière soudain brutale de la lanterne éclaire une portion de paroi, mais celle-ci, forcément, ne se défait pas si facilement de sa part d’ombre (« J’aime ce qui m’éblouit puis accentue l’obscur à l’intérieur de moi », scande l’épigraphe de René Char). Il regarde ces bisons, ces chevaux enchevêtrés, ces rares figures humaines, ces mains qui ont posées leurs contours en des temps antédiluviens et il s’interroge, parfois perplexe, le plus souvent joueur ; il compare, recoupe, sans rigidité théorique ; il s’éloigne, part, revient, affine ou grossit le trait. Il ne cherche pas à recoller les morceaux d’un puzzle impossible, préférant suivre une découpe personnelle, comme ces « tracés rapportés » qui aident à mieux discerner les courbes d’un mammouth dans l’embrouillamini des graphies creusées à même la paroi, se confondant avec elle.

Une grotte, c’est un peu comme la haute montagne, dit-il, image à l’appui ; une image en appelant toujours une autre (Pompéi, Hiroshima, un film de Fellini…). Une grotte, c’est un peu une capsule temporelle, dit-il encore, l’occasion de digresser sur la sonde Voyager, autre personnage fondamental de ce texte, et son disque en or où sont gravés les mille manières de dire bonjour en une infinité de langue (et où s’entassent aussi, comme dans son livre, une infinité d’image ; un casse-tête, un caléidoscope). Les êtres improbables qui un jour (quand ? jamais certainement) découvriront cette documentation, ces traces contradictoires d’une civilisation, seront-ils semblables à l’abbé Breuil, à Leroi-Gourhan, à ces pionniers dans la découverte et l’interprétation (forcément douteuse, forcément partiale, l’impossible rêve de la classification) d’un art pariétal que nous ne comprenons ni ne pourrons jamais comprendre ? Mais l’important, ici, n’est pas de comprendre. D’enrichir, plutôt, chemin faisant. Point chez Jullien de salmigondis mystiques autour d’invérifiables rites chamaniques. Son rapport à la « panoplie pariétale » est à la fois plus terre-à-terre en ce qu’il ne se prétend pas ventriloque et plus poétique en ce qu’il suit des lois d’association qui font le sel du travail littéraire. Un travail sur la sensation plus que sur le fait ; une sorte d’autobiographie en creux du regard, celui de l’auteur sur un art insaisissable.

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TBLeague (PHICEN) 1/6th scale Galaxy Soldier 12-inch Female Action Figure Preview Pics

Pre-order TBLeague Galaxy Soldier PL2017-110 1/6 Scale Figure from KGHobby HERE

Lots of TBLeague (PHICEN) female figures being previewed this week. There was the Spartan Goddess of War 12-inch Fantasy Female Action Figure Preview posted on my toy blog HERE and the “Youth / 芳华” Art Troupe 12-inch Action Figure (pics HERE). Now we have a space fantasy / sci-fi / galaxy type female trooper with a cool helmet, armor and weapons.

TBLeague (PHICEN) PL2017-110 1/6th scale Galaxy Soldier 12-inch Female Action Figure Parts List: head sculpt, TBLeague female seamless body with metal skeleton, 3 pairs x interchangeable hands, helmet, breastplate, forearm armors, knee armors, calf armors, belt, shoes, long-barrelled gun, handgun, short T-shirt, shorts, oversleeves, stockings.

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